Ouzo et moi avons écrit, chacun de notre côté un article relatant une même soirée. Vous trouverez ma version des faits ci-dessous et celle d'Ouzo là.
Ouzo et moi avons passé la soirée ensemble hier. Le programme : assister à la pièce de théâtre Toc-Toc mise en scène par Laurent Baffie. RV à 19h30 devant le théâtre pour prendre un verre avant puis dîner après la pièce.
Je commence à me préparer. Les questions que je me pose : comment je m’habille ? Elégante ou décontractée ? Est-ce que je me maquille ou pas ? Je pense surtout au retour tardif et je souhaite m’éviter une séance de démaquillage en pleine nuit alors que je n’aurai qu’une idée : aller dans mon lit ! Finalement je choisis le juste milieu : joli chemisier avec jean, maquillage des yeux et rouge à lèvres d’une couleur pastelle transparente. Même si j’aime bien me maquiller, je me suis épargnée le fond de teint, l’anti-cernes et le fard à joues.
Je prends ma voiture, avant de partir, je consulte mon plan de Paris et je repère le parking le plus proche du théâtre. Ca fait longtemps que j’ai abandonné l’idée de trouver à me garer dans la rue à Paris lorsque je me rends à un RV, sauf la survenue d’un miracle : une place libre sur laquelle je n’hésiterai pas une seule seconde à me jeter !
Je roule. Pas de problème sur l’autoroute A13. Par contre le périph : Saint-Cloud - Porte Mailliot : 34 min ! Heureusement je sors à la porte de la Muette, je vais donc prendre mon mal en patience mais je vais arriver en retard, c’est sûr. Un quart d’heure seulement, je me dis. Heureusement qu’on s’était donné RV avant…Pas de problème pour rejoindre la place de l’Alma, ouf… J’arrive sur les quais direction Concorde et là, horreur, ça n’avance pas ! J’aurais du m’en douter compte tenu de l’horaire. Je téléphone à Ouzo pour lui dire que je vais arriver en retard d’un petit quart d’heure. Le pauvre, je vais encore le faire poiroter… Lors de notre dernier RV, j’étais arrivée avec une heure de retard… toujours à cause des encombrements parisiens… Les femmes doivent se faire désirer, non ?… Il va tout de même finir par croire que je ne veux pas le voir et que je le fais exprès… Je m’excuse platement et il me dit que ce n’est pas grave, qu’il va aller faire un tour dans le quartier. Bon ça avance, j’arrive à rejoindre la rue du faubourg Saint-Honoré et là encore bouchon. 19h50, je retéléphone à Ouzo pour lui dire que j’arrive, que je suis en chemin. J’ai presque honte de le faire attendre comme ça, surtout que c’est la deuxième fois... Je prends à gauche pour reprendre le boulevard de la Madeleine. J’arrive enfin au parking.
Je retrouve enfin Ouzo. Lui sort du bureau et n’a donc pas eu à se poser des questions sur sa tenue vestimentaire : très élégant costume, très jolie cravate aux couleurs gaies. Je vous passe les coups de fils échangés entre-temps pour se retrouver, du style : t’es où ?
Je suis arrivée à 20h passées mais quand même largement avant le début de la pièce ce qui nous donne le temps de nous installer tranquillement, de discuter, d’admirer le théâtre. Je suis contente de le retrouver. On s’est pas vu depuis un mois même si on s’est donné des nouvelles par mails, des chats via Webcam et micro et un coup de fils pour organiser notre soirée.
La pièce n’est pas mal mais j’ai déjà rit d’avantage en allant voir d’autres pièces. Je trouve l’humour facile et les acteurs ont parfois l’air d’être des automates qui attendent leur tour pour dire leur réplique. C’est tout de même plaisant. Nous échangeons quels regards complices notamment lors d’une allusion à la chanson de Diane tell « Si j’étais un homme » (voir l’interview chez Ouzo). La pièce se termine et nous nous mettons en quête d’un restaurant. Nous marchons dans les rues en échangeant sur la pièce bien sûr, ainsi que sur de nombreux sujets qui nous touchent. Nous revenons finalement sur nos pas pour nous installer dans une pizzeria.
Je me dis que nous allons enfin pouvoir discuter de manière décontractée. J’ai raison. Je me dévoile la première en lui racontant une histoire qui concerne mon passé après avoir hésiter à lui dire. Il s’agit un peu d’un secret que seules deux personnes connaissent. Je ne voulais pas lui dire car j‘avais peur en quelque sorte de le décevoir, que ça ne corresponde pas à l’image qu’il avait de moi. Je n’ai pas envie de lui cacher finalement. Je sens que je peux lui dire sans crainte, qu’il est capable de me comprendre.
Il me répond en me disant qu’il a déjà vécu lui aussi une histoire similaire à la mienne. Je me souviens alors qu’il me l’a déjà raconté. Comment se fait-il que je ne m’en fusse pas souvenue ? Moi qui suis censée savoir écouter ? Je m’en veux de ne pas m’en être souvenue avant… Mais ça doit être parce que lorsqu’il me l’a raconté, au début de notre rencontre, alors que nous nous connaissions peu, d’entendre une histoire un peu similaire à la mienne m’avait renvoyé à ma propre histoire. Je me suis plus concentrée, à ce moment là, sur ce à quoi ça me renvoyait, que sur lui…
Enfin voilà, maintenant, il sait. C’est un grand pan de ma vie que je lui ai dévoilé et lui aussi en me faisant ses confidences s’est dévoilé. Nous nous sommes livrés les histoires qui nous ont le plus profondément marqué. Nous avons continué à échanger sur ce que nous ressentions et sur ce que nous attendions de la vie suite à ces expériences.
On se connaît désormais encore mieux. On se dévoile chacun de plus en plus. On se fait confiance. Nous sommes de plus en plus à l’aise l’un avec l’autre. Je ne sais pas s’il dirait la même chose mais c’est ce que je ressens. Preuve en sont nos confidences mutuelles. J’appréhende de mieux en mieux l’étendue de ses qualités humaines et la personne attachante qui se trouve sous le costume du jeune cadre dynamique.
Ouzo n’étant pas motorisé en ce moment, je l’ai raccompagné chez lui. Puis j’ai repris la route vers mon chez moi. Cette fois-ci, plus de problèmes d’embouteillage. Avant de rentrer tout à fait, j’ai pris quelques secondes pour m’offrir mon petit plaisir lorsque je rentre de nuit. Je me suis arrêtée sur une petite route où les lumières de la nuit ne sont pas visibles. Il n’y a pas de réverbère le long de cette route et à 1h30 du matin, elle est déserte. Je me suis donc arrêtée pour pouvoir profiter d’un spectacle devenu trop rare dans nos villes : pouvoir admirer les étoiles et la lune dans un ciel sans aucun nuage pour les cacher.
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